Thérapie brève : comment l’EFT (tapping) « laisse le corps parler » quand le mental tourne en boucle
- contact81046
- 26 déc. 2025
- 3 min de lecture
Dans beaucoup de demandes d’accompagnement aujourd’hui, le même scénario revient : le mental comprend, analyse, explique… mais le corps continue de réagir (nœud à l’estomac, gorge serrée, pression dans la poitrine, agitation, fatigue). C’est précisément là que l’EFT (Emotional Freedom Techniques), souvent appelée tapping, trouve sa place en thérapie brève : elle propose de partir du ressenti corporel et de la charge émotionnelle “ici et maintenant”, plutôt que de chercher à tout résoudre par le raisonnement.

Pourquoi l’EFT répond aux tendances actuelles de recherche
Si l’on regarde l’évolution des usages “bien-être”, l’EFT s’inscrit dans une vague très visible : le retour au somatique, aux pratiques courtes, pratico-pratiques et auto-utilisables. On voit aussi émerger, dans les requêtes et contenus, des formulations très concrètes (notamment sur YouTube) comme « tapping contre l’anxiété », « tapping technique ASMR », ou encore « brain tapping » — signe que le public cherche des outils rapides, accessibles et orientés régulation émotionnelle.
« Laisser le corps parler » : ce que ça veut dire, concrètement
L’EFT combine généralement :
la mise en mots d’un problème (émotion, souvenir, situation, croyance),
l’évaluation de l’intensité ressentie,
des tapotements (du bout des doigts) sur une séquence de points situés sur le visage et le haut du corps, tout en restant connecté à ce qui est vécu.
Le cœur de l’idée est simple : au lieu de “convaincre” le mental, on écoute les signaux corporels (tension, chaleur, images, impulsions, micro-émotions) et on laisse ces informations guider l’ajustement de la séance. C’est souvent ce qui donne aux personnes la sensation que « quelque chose se débloque » : le corps devient une boussole, pas un obstacle.
Ce que rapportent les utilisateurs : bénéfices ressentis et points appréciés
Les retours qualitatifs les plus fréquents tournent autour de trois axes :
Baisse rapide de la tension : certaines personnes décrivent une diminution de l’angoisse ou du stress “en direct”, notamment quand l’intensité est localisée dans le corps (boule au ventre, oppression).
Amélioration du sommeil : plusieurs témoignages évoquent un endormissement plus facile quand l’EFT est utilisée au moment où le mental s’emballe.
Autonomie : l’un des points les plus valorisés est la possibilité de refaire une séquence seul, comme un “premier secours émotionnel”, une fois le protocole compris.
On trouve aussi des récits d’usage sur des peurs spécifiques (ex. phobies) ou des montées anxieuses, parfois avec une amélioration marquée perçue par la personne. À noter : ces témoignages sont précieux pour comprendre l’expérience vécue, mais ils ne remplacent pas, à eux seuls, des études contrôlées.
Que dit la recherche récente (sans promesses miracles)
Côté littérature scientifique, des revues récentes concluent généralement que l’EFT apparaît prometteuse pour réduire des symptômes d’anxiété, avec des limites méthodologiques récurrentes (auto-questionnaires, difficulté d’aveuglement, hétérogénéité des protocoles).
D’autres travaux de synthèse discutent aussi les essais randomisés et l’usage dans des contextes de stress post-traumatique, tout en rappelant l’importance de protocoles standardisés et d’évaluations robustes.
La position la plus saine à communiquer dans un article grand public : l’EFT peut être un outil complémentaireintéressant (régulation émotionnelle, apaisement somatique, soutien au changement), mais elle ne doit pas être présentée comme une solution universelle, et elle ne remplace pas un suivi médical ou psychothérapeutique quand nécessaire.
Pour qui et comment l’intégrer en thérapie brève
L’EFT est souvent utilisée pour :
stress, anxiété, surcharge émotionnelle,
réactions corporelles (tension, agitation) liées à une situation,
souvenirs perturbants (avec prudence et cadre),
préparation mentale (prise de parole, examens, performance).
En pratique, une approche “thérapie brève” consiste à :
cibler un déclencheur précis (une scène, une phrase, une sensation),
mesurer l’intensité,
tapoter en restant au contact du vécu,
vérifier ce qui change (émotion, corps, pensées),
recommencer jusqu’à apaisement ou clarification.
Précautions utiles (important)
Si un sujet touche à un trauma, à des symptômes dissociatifs, à des attaques de panique sévères, ou à une situation clinique complexe, il est préférable d’être accompagné par un professionnel formé, et de considérer l’EFT comme une brique dans un cadre plus large.






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